Ouverture des JO, un hymne à la jobardise


Ce qu’il y a de bien avec l’âge, c’est qu’on n’a plus besoin de se soucier du qu’en dira-t-on et qu’on peut dire ce qu’on pense sans craindre les mesures de rétorsion et d’ostracisme qui frappent habituellement les opinions divergentes. Or donc il conviendrait de se pâmer d’admiration pour la cérémonie d’inauguration des Jeux de Paris, qui aurait porté à des sommets inégalés le talent et le génie créatif français.
85% des Français et la presse internationale quasi unanime, nous assure-t-on, auraient trouvé ce spectacle très réussi.
Désolé, mais vous pouvez préparer vos tomates car je me classe dans les 15% de grincheux, de pisse-froid, de peine-à-jouir, de réactionnaires, pire d’extrême-droitistes, qui ont trouvé cette cérémonie d’ouverture peu convaincante et souvent grotesque.
Non pas parce qu’elle aurait comporté des scènes choquantes, mais parce que, au contraire, elle fut confondante de conformisme niais, et tant elle se contenta d’aligner les poncifs de l’époque comme des noix sur un bâton.


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