Je mène depuis des années un combat personnel, un peu vain, très Sisyphe dépité, contre la personnalisation excessive des enjeux de la politique, que je trouve ridicule dans un pays qui pratique le pouvoir collégial.
Depuis la conférence de presse d’Alain Berset, hier, sur PV2020, on nous dit que c’est la «mère de toutes les batailles» pour lui, que s’il se plante, ça fera une grosse tâche sur son bilan de conseiller fédéral.
Tout cela est juste, le 24 septembre est un scrutin très important – s’y joue non seulement l’avenir de nos retraites, mais aussi une certaine manière de faire de la politique en Suisse, par le compromis, et la symétrie des sacrifices, et, évidemment si le Chef du Département de l’Intérieur ne parvient pas à convaincre, cela entamera sérieusement son aura gouvernementale.
Pourtant, il me semble que dans cette réforme, ce n’est pas Alain Berset, l’élu politique, qui a le plus à perdre, mais nous tous. On vote sur l’avenir de nos retraites, la manière de les financer, et l’âge de référence. Nous sommes bien plus concernés que l’élu ou la personne Alain Berset.




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