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Lukas, Vaïc, Tabea, Bruno, quelle est exactement votre mission au Kosovo?

Diana-Alice Ramsauer

Par Diana-Alice Ramsauer · Publié le 22 février 2018 · 10 min de lecture

Lukas, Vaïc, Tabea, Bruno, quelle est exactement votre mission au Kosovo?
Le rôle principal de la Swisscoy est principalement symbolique. Elle prend le «pouls de la population» et sa présence est rassurante. Symbolique ne veut donc pas dire inutile. - © Luc Chessex

Que peuvent bien faire de jeunes militaires suisses au Kosovo? Ce n’est en tout cas pas en surfant sur le site de l’armée que vous trouverez la réponse: certes, vous y apprendrez qu’il y a des LMT, des pionniers, et des troupes de transport; qu’il y a 200 hommes et 35 femmes sur place et qu’ils sont là pour le maintien de la paix. Non, mieux vaut se rendre sur place pour en savoir davantage. <br><br> Le deuxième volet du reportage de Diana-Alice Ramsauer <br>et du photographe Luc Chessex

Vendredi 16 février. 0800. La dizaine de soldats du groupe de Mitrovica se retrouve autour de la table de conférence. Elle fait aussi office de lieu de petit déjeuner. Certains ont le nez dans leur bircher, d’autres se réveillent gentiment avec un café soluble. Un dernier enfin, arrive à moins une: personne ne le remarque, c’est un habitué des réveils à la der. «Hi everybody, we have some special guests today, two journalists from Bon pour la tête». Le briefing commence: en anglais, pour que personne ne soit à la traîne. Bienvenue dans l’un des field house de la Swisscoy, les troupes suisses de la Kosovo Force (KFOR), un organe de l’OTAN.

Notre programme de la journée est le suivant: visite de la field house à Mitrovica où se trouvent une dizaine de soldats, uniquement des Suisses, puis patrouille de la ville sinistrée. Nous partirons ensuite pour le camp militaire de Novo Selo, à mi-chemin entre Mitrovica et Pristina, alors qu’eux continueront leur travail sur place.

Le pouls des Hommes

On nous explique. Le contingent volontaire de l’armée suisse au sein de la KFOR a plusieurs missions: transport de troupes, groupe médical, responsable de constructions. Je comprends: ces tâches-là sont surtout utiles au bon fonctionnement de la KFOR en elle-même et non à la population locale. «Je m’occupe principalement de la communication interne et externe, et de la documentation de notre mission», m’explique l’attachée de presse Tabea Rüdin. Ainsi que d’une Newsletter interne qui lui prend beaucoup de temps. Peut-on y jeter un coup d’œil pour comprendre un peu les tâches des soldats au Kosovo? «Vous pourriez, mais elle est surtout destinée aux membres de la KFOR», répond-elle dans un sourire.

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