Réservé aux abonnés

Les politiciens d’aujourd’hui, pas plus malhonnêtes qu’hier!

Diana-Alice Ramsauer

Par Diana-Alice Ramsauer · Publié le 20 novembre 2018 · 5 min de lecture

Les politiciens d’aujourd’hui, pas plus malhonnêtes qu’hier!
Salle du Conseil administratif Genève en 1991. - © Capture d'écran archive «Journal de Genève»

Alors que le scandale de notes de frais fait grand bruit à Genève et qu’on se demande si «tout n’était quand-même pas mieux avant», une petite recherche dans les gros titres de la presse des dernières décennies nous donne la réponse: non, nos élus n’étaient pas plus vertueux il y a 50 ans !


Un article écrit en collaboration avec Kyril Gossweiler,
administrateur de la page Etonnant dans le temps.


Nous sommes en mars 1966 et ce qu’appellent communément les journaux «L’affaire des indemnités de Conseil administratif de la ville de Genève» démarre. Alors que les membres de l’exécutif genevois demande une augmentation de leur rétribution, le scandale éclate: les 5 membres du Conseil se versent en réalité depuis plusieurs années des indemnités supplémentaires qu’ils font passer au budget, dans le chapitre de «dépenses imprévues» sans que ni le législatif ni le peuple ne s’en rende compte. On parle alors de 1500.- par Conseiller et par mois.

Commentaires

Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire

À lire aussi

A confondre le verbe et l’action, on risque de se planter

GéopolitiqueArticle

A confondre le verbe et l’action, on risque de se planter

De tout temps, dans la galerie des puissants, il y eut les taiseux obstinés et les bavards virevoltants. Donald Trump fait mieux. Il se veut le sorcier qui touille dans la marmite brûlante de ses colères et de ses désirs. Il en jaillit toutes sortes de bizarreries. L’occasion de s’interroger: quand le verbe se nourrit de lui-même que devient l’action?

Jacques Pilet

Les fantasmes des chefs de guerre suisses

GéopolitiqueArticle

Les fantasmes des chefs de guerre suisses

Il arrive que le verrou des non-dits finisse par sauter. Ainsi on apprend au détour d’une longue interview dans la NZZ que le F-35 a été choisi pas tant pour protéger notre ciel que pour aller bombarder des cibles à des centaines, des milliers de kilomètres de la Suisse. En clair: pour se joindre de facto à l’OTAN dans un conflit généralisé. Qu’il en a rêvé, de cet avion, le commandant de l’aviation Peter Merz, surnommé Pablo par ses potes…

Jacques Pilet

PFAS: un risque invisible que la Suisse préfère ignorer

GéopolitiqueLu ailleursLibre

PFAS: un risque invisible que la Suisse préfère ignorer

Malgré la présence avérée de substances chimiques éternelles dans les sols, l’eau, la nourriture et le sang de la population, Berne renonce à une étude nationale et reporte l’adoption de mesures contraignantes. Un choix politique qui privilégie l’économie à court terme au détriment de la santé publique.

L’identité numérique, miracle ou mirage?

GéopolitiqueArticle

L’identité numérique, miracle ou mirage?

Le 28 septembre, les Suisses se prononceront à nouveau sur l’identité numérique (e-ID). Cette fois, le Conseil fédéral revient avec une version révisée, baptisée «swiyu», présentée comme une solution étatique garantissant la souveraineté des données. Mais ce projet, déjà bien avancé, suscite des inquiétudes quant à son coût, sa gestion, son manque de conscience écologique et ses implications pour la vie privée. A l’approche de la votation, les questionnements s’intensifient.

Anne Voeffray