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Le nationalisme indécent de la Catalogne

Jacques Pilet

Par Jacques Pilet · Publié le 20 août 2017 · 3 min de lecture

Le nationalisme indécent de la Catalogne
Mireia Boya de la CUP (parti d'extrême gauche) et Carles Puigdemont, président de la Généralité de Catalogne ou quand le nationalisme déraille.
- © La Sexta Noticias

S’il fallait une preuve de plus que le nationalisme peut faire dérailler, il faut se tourner vers la Catalogne. Endeuillée par les abominables tueries de Barcelone et Cambrils, effarée de découvrir que le réseau des jeunes djihadistes a été créé par un imam, aujourd’hui évaporé, dans une petite et paisible localité. La décence voudrait qu’en de telles circonstances, une sourdine soit mise aux polémiques nationalistes. Eh bien, non.

Le petit parti d’extrême-gauche CUP (Candidature d’union populaire) qui compte une dizaine de députés à l’assemblée catalane se distinguait déjà par ses slogans: «Chassez l’Espagne, chassez la monarchie, chassez l’UE, chassez le capitalisme». Il a annoncé qu’il ne s’associera pas à la cérémonie prévue d’hommage aux victimes des attentats.

Car selon la députée Mireia Boya, «Felipe VI finance le djihadisme»! Rien que ça. Son raisonnement: le roi d’Espagne a de bonnes relations – comme tant de chefs d’Etat européens – avec les monarchies du Golfe qui ont financé Daesh et lui ont livré des armes. 

Qu’il y ait beaucoup à dire sur la connivence européenne avec des monarchies qui mènent la guerre au Moyen-Orient et répandent partout l’idéologie du salafisme, sans doute. Mais à force de tout mélanger, on s’égare, on se ridiculise.

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