Joseph Boyden, l’écriture combative


Samedi, jour de la commémoration du 150e anniversaire du Canada, Joseph Boyden, pointure littéraire nord-américaine, dédicaçait à Oron son dernier roman, «Wenjack», l’histoire dramatique d’un jeune garçon amérindien. Rencontre.
Le rendez-vous avec Joseph Boyden est donné dans l’arrière-boutique de la librairie du Midi à Oron. L’homme a le visage hâlé, la voix chantante et chaleureuse: «J’espère que l’histoire de Chanie Wenjack traversera les frontières, afin qu’on ne l’oublie pas, dit Joseph Boyden en pesant ses mots. Ce n’est pas pour culpabiliser les gens, mais plutôt pour que cette facette dramatique de l’histoire des autochtones soit reconnue. Et que ceux-ci puissent alors se projeter dans l’avenir avec sérénité.»
Plus de 150 000 enfants enlevés
Enfant de la tribu ojibwé, Chanie Wenjack a été arraché à sa famille en 1964 pour être placé dans un pensionnat. Il s’en échappe deux ans plus tard et tente de retrouver les siens. Il n’arrivera jamais à destination. Il avait 12 ans.




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