A l’heure où la lutte contre la désinformation s’intensifie, contester la version officielle des faits peut être considéré comme suspect. Dans cette transcription d’un extrait de l’entretien qu’il a accordé à «Antithèse», Charles Robin explique comment, entre fact-checking institutionnalisé, accusations de complotisme et défiance croissante envers les élites politiques et médiatiques, la question se pose de savoir si la défense de la vérité peut, paradoxalement, conduire à restreindre le débat public.
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Retranscription et adaptation par Bon pour la tête
Aujourd’hui, on voit se profiler le ministère de la Vérité, au nom duquel contredire la version officielle pourrait devenir un délit. Il faut mesurer à la fois la gravité d’une telle évolution et sa cohérence logique avec ce qui se joue depuis plusieurs années.
Cette dynamique s’inscrit dans la valorisation des fact-checkers et des zététiciens version internet: il existerait une position «scientifique» officielle sur chaque sujet; la contredire nous range immédiatement parmi les antivax, les complotistes, voire les agents d’influence russes. Par contre, on observe qu’il y a un complotisme autorisé: celui par exemple qui accuse la Russie d’infiltrer les sphères intellectuelles et médiatiques françaises.





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