Le vaccin pour tous? Patience…


Enterrer 2020 et enfin tourner la page... Les attentes sont immenses, en ces derniers jours de l’année. Et il est permis de rêver. La réalité est plus prosaïque: il faudra du temps. Le vaccin est porteur de tous les espoirs mais son déploiement à l’échelle planétaire présage déjà des tensions, souligne les inégalités et perpétue les injustices entre les riches et les pauvres du monde. Revue de presse.
Edward Carr, rédacteur en chef adjoint de The Economist, fait pour 2021 un pronostic imagé. Il faut s’attendre, dit-il, à une année-sandwich. Deux fines tranches de bonnes nouvelles accompagnées d’une épaisse garniture de frustration, de déceptions et de conflits.
La première bonne nouvelle, c’est le triomphe de la science. Là où un vaccin met d’ordinaire 10 à 20 ans pour être mis au point (avec la méthode, désormais ancestrale et éprouvée, de l’inoculation d’un virus atténué, «désactivé»), le vaccin Pfizer-BioNtTech à ARN messager est déjà prêt. Et cette technique, dont les scientifiques les plus compétents répètent qu’elle n’a aucunement lieu de susciter les craintes qu’elle suscite ces jours-ci, est porteuse de beaux espoirs pour l’avenir de la recherche médiale, en particulier dans le traitement des cancers.
Seconde bonne nouvelle, les vaccins à ARNm sont également plus faciles et plus rapides à fabriquer, et dans la lutte qui oppose le monde à l’épidémie, le temps joue contre nous.




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