C'est le milieu des années 80 et Louise explore les clubs parisiens, rencontre beaucoup de monde, multiplie les aventures amoureuses. François Gorin, l'auteur de ce roman paru aux Editions Médiapop, est un critique rock qui a bien connu le monde dans lequel évolue son héroïne. Un récit aux airs de «Rock&Folk», d'Eric Rohmer et de Cesare Pavese.
Sommaire
Toute l’histoire racontée dans ce roman à forte tonalités autobiographiques se passe entre janvier 1984 et décembre 1987, dans une dernière flambée de liberté, juste avant l’arrivée massive du Sida. Louise, l’héroïne, vient de quitter son école spécialisée dans la formation à la communication, école où tous les garçons se ressemblaient et devient attachée de presse. Elle va vivre une période intense, rencontrer beaucoup de monde, avoir de multiples aventures amoureuses, toutes sans lendemain. Le punk et même la New Wave, c’est fini. On est entré dans le rock indé. A Paris, les clubs où il faut aller sont le Gibus, le Rex et l’Eldorado. Allons-y!
L’auteur: un autodidacte de la presse rock
Rock&Folk, dont le tirage était, dans les années 80, de 150 000 exemplaires par mois, a été un formidable vivier de talents, où se sont formés les Bayon, Yves Adrien, Assayas, Eudeline, Loupien, Chalumeau, Garnier, Kent, etc. Et François Gorin, donc. Auteur en 1990 d’un best seller, Sur le rock (Editions Lieu commun), qui fait toujours autorité et est consacré aux maudits du genre − les Ray Davies, Scott Walker et autres Nick Drake, il nous offre aujourd’hui un roman doux amer à la César Pavese du Bel été , sur l’étrange, courte et brutale période 1984-1987, qui, en France, a vu la victoire définitive du néolibéralisme. Une période qui, sous le règne de François Mitterrand, fut appelée en pur style mitterando-orwélien: «retour à la rigueur».






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