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Des passeports à prix d’or pour contourner le coronavirus

Amèle Debey

Par Amèle Debey · Publié le 31 juillet 2020 · 3 min de lecture

Des passeports à prix d’or pour contourner le coronavirus
Avions immobilisés, restrictions à l'entrée de certains pays, quarantaines... les plus fortunés ont trouvé la parade aux contraintes sanitaires qui entravent les voyages. Et y mettent le prix. - © DR

Nous ne sommes pas tous égaux face au virus, et encore moins face à ses conséquences! Des entreprises proposent des passeports et des permis de séjour moyennant finance à des «investisseurs en citoyenneté» qui parviennent ainsi à éviter les désagréments liés à la pandémie, rapporte Le Monde. Pratique.

«Une guerre sur le point d’éclater ? Une situation politique instable ? Une réforme économique radicale? Grâce au permis de résidence, vous pouvez aller à l’aéroport avec votre famille et vivre en toute tranquillité dans votre seconde maison». C’est ainsi qu’Orange Visas, agence partenaire des services d’immigration aux Pays-Bas fait sa pub, proposant à des clients fortunés d’acquérir un nouveau passeport en guise d’assurance-risque, contre un investissement de 1,25 millions d’euros dans une start-up.

Depuis le début du confinement, des multimillionnaires et des hommes d’affaires sont nombreux à faire appel aux services de ces entreprises qui proposent des visas, des permis de résidence et des passeports. A Londres, la société Astons, spécialisée dans la résolution de problèmes liés à la citoyenneté, est prise d’assaut depuis plusieurs quatre mois. En cause, la fermeture des frontières, la suspension des vols commerciaux et les mesures de quarantaine ou de confinement en vigueur dans de nombreux pays: «Les grandes fortunes dans les pays pauvres se sont retrouvées coincées chez elles en pleine épidémie, alors qu’elles ont l’habitude de se faire soigner à l’étranger», témoigne Konstantin Kaminsky, directeur associé d’Astons, dans Le Monde. Des citoyens américains, inquiets de la gestion de la crise dans leur pays, tentent de le fuir en vue de la prochaine pandémie. Il est alors question de choisir le passeport offrant le plus de possibilités, à savoir le plus grand nombre de pays accessibles sans visa. Par exemple, le passeport américain ne vaut pas grand-chose sur le marché de la citoyenneté en raison du nombre de cas dans le pays.

L’article cite alors le passeport du Vanuatu, que l’on peut se procurer contre la modique somme de 130’000 euros. Il est particulièrement prisé par les businessmen américains qui veulent pouvoir rejoindre facilement la Chine. Les permis de résidence chypriotes, qui offrent la possibilité d’acquérir le passeport européen au bout de quelques mois, s’échangent contre 2 millions d’euros d’investissement dans l’immobilier. La société Astons n’a pas perdu de temps et a organisé des visites virtuelles en plein confinement.

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