La Pologne, la Hongrie, la Tchéquie accueillent en masse des migrants dûment triés


Les pays dits de Visegrad sont en bisbille avec l’Union européenne: ils se refusent bruyamment à accepter les migrants en provenance de la Méditerranée. Mais en fait, ils en acceptent des centaines de milliers selon leur origine et les besoins de l’économie. Car tous manquent de bras. Une réalité cachée.
Problème: la Pologne, comme la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie souffrent d’un manque de main d’oeuvre. Tant de leurs jeunes ont émigré vers l’ouest de l’Europe. Souvent les plus qualifiés. L’avenir n’est pas rose car la natalité reste faible malgré des politiques familiales généreuses. Et comme les Européens de l’ouest ne se bousculent pas vers l’est, il faut bien, pour faire tourner la machine, s’ouvrir à des migrants dits de pays tiers.
En 2018, la Pologne a accordé 635 335 permis de travail et de séjour à des non-communautaires. 100 000 de plus que l’Allemagne, deux fois plus peuplée. Principalement des Ukrainiens qui reprennent les jobs que boudent les Polonais. Mais aussi des Indiens, des Bengalis, des Népalais, des Philippins… Ils sont accueillis selon des critères précis: leur formation professionnelle et leur appartenance religieuse. Priorité est donnée aux chrétiens. Quant à la communauté vietnamienne, établie depuis longtemps, elle ne cesse de croître.
La Hongrie n’est pas en reste avec 56 000 permis – sans parler des nombreux Roumains d’origine magyare qu’elle accueille -, la République tchèque non plus avec 71 000 étrangers non-UE en 2018. Celle-ci prépare un accord avec les Philippines pour faire venir les petites mains qui font défaut.




Commentaires
Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.