Le réalisme panique exorcise la violence par la douceur


A la démence collective et chaotique des temps qui courent, le sens commun et l’humanisme sensible opposent le contrepoison du comique grinçant ou de l’exagération poétique révélatrice. Le film apparemment délirant de Yorgos Lanthimos, «The Lobster», en est la troublante illustration. Après Orwell et Buzzati, la fiction fantastique éclaire la réalité…
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Nos églises progressistes seront-elles bientôt équipées de jacuzzis? Quand nos médias pluralistes dénonceront-ils enfin la torture des masturbateurs par le supplice du grille-pain? Et quel nouveau tribunal international va-t-il légiférer à propos du crime contre l’humanité que représente l’humour noir?
Telles sont les questions qui me sont venues pêle-mêle à l’esprit (mauvais esprit es-tu là?) en réaction à deux faits récents, entre tant d’autres, me semblant dignes d’attention
Le premier est l’installation, en l’église protestante de Vennes, dans le quartier de notre enfance des hauts de Lausanne, d’un parterre de fauteuils, divans, bergères et autres poufs confortables remplaçant les rangs quasi militaires de bancs de bois dur de jadis (souvenir de nos derrières meurtris dès l’école du dimanche) de façon conviviale et décontractée, non plus face au chœur obsolète sommé de l’inscription DIEU EST AMOUR, mais aux claires verrières latérales donnant sur les toits des villas Mon Rêve du quartier voisin.




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