Réservé aux abonnés

Antigel: programme de connaisseurs ou de découvertes

Diana-Alice Ramsauer

Par Diana-Alice Ramsauer · Publié le 11 décembre 2017 · 2 min de lecture

Antigel: programme de connaisseurs ou de découvertes
Ce sera une programmation musicale « amoureuse », nous dit-on. D’ailleurs, tous les artistes sont « super » : un mot qui vient, qui revient et qui re-revient. - © Bon pour la tête

Jaune: c’est à peu près avec ce mot que commence la présentation du programme du prochain festival Antigel qui aura lieu du 26 janvier au 17 février 2018. Mais c’est surtout la couleur de l’affiche. Jaune soleil. Un poster «pop et radical», expliquer Eric Linder, programmateur musical. Jaune PBD? Non, un jaune «qui habillera bientôt les rues de Genève»: un beau jaune, un jaune bobo (un peu).

Sommaire

Un truc de connaisseurs donc, le programme du festival Antigel? Oui. Et c’est d’ailleurs bien pour cela que les gens y vont; ou alors certains visiteurs curieux n’y connaissent rien et partent à la découverte. Un programme plein de bons sentiments par ailleurs. Comme le projet «Antidote» d’Antigel. Une collaboration avec «ceux qui restent en marge», les personnes en réinsertion, les requérants d’asiles, les personnes handicapées. On n’a pas très bien compris ce qu’elles allaient y faire à ce festival, ces personnes sans catégorie, mais elles seront là. C’est déjà ça.

On grignote le Salève

Des spectacles d’un peu partout et aussi de Genève. Il y aura des artistes féminines et féministes, on parlera donc d’hymen, on vivra des rituels chamaniques et on verra des sorcières qui «jettent des sorts à l’ordre établi». Cela devient de plus en plus courant, mais parler du «féminin du sexe», ça ne fait jamais de mal. Les performances seront aussi politiques: que penser des carrières du Salève, qui grignotent la montagne pour créer les routes et les bâtiments de Genève? Et des mouvements LGBTQIA en Afrique du Sud ?

Ce sera une programmation musicale «amoureuse», dit-on. D’ailleurs, tous les artistes sont «super»: un mot qui vient, qui revient et qui re-revient. Entre le silence et le bruit assourdissant revendiqué par le festival, Jane Birkin pointera le bout de son nez avec 52 autres musiciens: un orchestre symphonique pour faire honneur à Gainsbourg.

Commentaires

Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire

À lire aussi

Quentin Dupieux, la consécration

CultureArticle

Quentin Dupieux, la consécration

A tout juste 50 ans, le phénomène du cinéma français s'est vu invité à présenter «Le Deuxième acte» en ouverture du Festival de Cannes. Quelques mois seulement après la sortie de son «Daaaaaali!», dévoilé quant à lui à Venise, une nouvelle preuve d'un gain de notoriété amplement mérité. Car ce (méta)film est à nouveau brillant, avec ses stars qui n'hésitent pas à jouer la carte de l'autodérison.

Norbert Creutz

Jia Zhang-Ke. Frénésie et solitudes chinoises

CultureArticle

Jia Zhang-Ke. Frénésie et solitudes chinoises

Le cinéaste chinois Jia Zhang-Ke est l’invité d’honneur de la 55e édition du Festival Visions du réel de Nyon. Emblème du cinéma indépendant chinois, très estimé par la critique internationale, Jia Zhang-Ke recevra le Prix du réel et dirigera une masterclass mardi 16 avril. Une sélection de ses œuvres est également visible jusqu’à la fin du mois à la Cinémathèque suisse. Retour sur l’œuvre de ce cinéaste né en 1970 qui questionne une société chinoise en mutation et redéfinit les frontières entre le réel et la fiction.

Emmanuel Deonna

Le cinéma a trouvé son Damien Hirst

CultureArticleLibre

Le cinéma a trouvé son Damien Hirst

Fort du succès de «The Favourite», le Grec Yorgos Lanthimos rajoute une couche de mise en scène tape-à-l'œil dans «Pauvres créatures (Poor Things)», Lion d'Or de la dernière Mostra de Venise. A l'évidence, d'aucuns crient au génie. Et si cette adaptation pseudo-féministe d'un roman gothico-picaresque était au contraire le piège ultime d'un certain cinéma «artistique»?

Norbert Creutz

Le 7e art à l’heure du ronron des Grands Auteurs

CultureArticleLibre

Le 7e art à l’heure du ronron des Grands Auteurs

La rentrée cinéma a débuté mollement, sur fond de grèves à Hollywood. De certains grands anciens vantés par pure habitude à un éparpillement peu favorable à la perpétuation d'un discours critique, la crise pourrait être grave. Et si le cinéma tel que nous l'avons connu avait entamé un irrémédiable déclin? Humeur.

Norbert Creutz