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Supermarchés participatifs: l’heure du choix

Marta Beltran

Par Marta Beltran · Publié le 21 octobre 2017 · 6 min de lecture

Supermarchés participatifs: l’heure du choix
La force de ce modèle participatif? En économisant sur les salaires grâce au travail des bénévoles et en diminuant drastiquement les marges,
les coûts des produits peuvent être jusqu’à 30% moins cher que dans un supermarché classique. - © DR

Ces enseignes d’un autre type sont en pleine expansion aux Etats-Unis et en France. Le premier spécimen helvétique devrait ouvrir dans un an à Meyrin. Il fera office de test.

Sommaire

Consommer mieux et payer moins en échange d’un peu de temps. C’est le but affiché des supermarchés participatifs qui connaissent un succès retentissant aux Etats-Unis et plus récemment en France. La première enseigne suisse de ce type devrait ouvrir ses portes dans une année exactement à Genève. Nommée «La Fève», elle sera située au cœur du nouvel éco quartier des Vergers, à Meyrin et pourrait faire office de petite révolution dans le marché de la consommation helvétique.

Prix défiant toute concurrence

Son histoire a démarré en 2014 suite à une petite phrase glissée par l’initiateur du projet Benoît Molineaux lors d’une séance de réflexion sur cet éco quartier, alors en gestation. «Serait-il envisageable d’imaginer ce lieu en se passant des deux géants orange?» Pour l’assemblée, la proposition semble irréaliste. Comment diable un nouveau quartier comptant 1350 logements et regroupant 3000 habitants pourrait vivre sans héberger une Migros ou une Coop? Pourtant, la suggestion reçoit un soutien de poids, celui de Raeto Cadotsch, pilier de l’agriculture contractuelle de proximité à l’origine notamment des Cueillettes de Landecy et des Jardins de Cocagne.

Depuis, l’idée de créer un supermarché participatif a fait son chemin pour finir par s’imposer. Aujourd’hui le projet est lancé, les demandes de subventions sont en cours et la coopérative compte d’ores et déjà 250 membres. «On estime qu’il nous en faut 500 pour démarrer et à terme nous visons les 1000 adhérents pour pouvoir tourner», explique le responsable.

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