Réservé aux abonnés

Eloge de l’insignifiance

Marie-Claude Martin

Par Marie-Claude Martin · Publié le 8 septembre 2017 · 2 min de lecture

Eloge de l’insignifiance
© Sarah Coulaty

On se souvient de son premier chagrin. Mais qui peut prédire le dernier?

Il disait que la prochaine fois, il faudrait se voir dans des occasions plus gaies. Il y mettait de l’entrain. Il disait cela à chaque enterrement. C’était pour lui l’occasion de revoir une famille dispersée, l’occasion aussi de faire le beau, de boire un verre, de s’enivrer à la mémoire du défunt, fut-il sobre.

Commentaires

Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire

À lire aussi

Quand les démocraties deviennent sourdes

PhilosophieArticle

Quand les démocraties deviennent sourdes

Et si la fragilité de nos institutions démocratiques ne venait pas uniquement des abus de pouvoir ou des conflits d’intérêts, mais de leur incapacité à interroger leurs propres limites et à percevoir ce qui échappe à leurs catégories et à leurs cadres de pensée? Or, pour rester vivante, une démocratie doit pouvoir reconnaître ses angles morts et ne jamais cesser de se remettre en question.

Yves Borgeaud

La neutralité, ou l’art de laisser émerger l’inédit

PhilosophieArticle

La neutralité, ou l’art de laisser émerger l’inédit

Les grandes transformations sociales ne commencent pas toujours par une vérité qui s’impose. Elles naissent souvent d’intuitions marginales, d’anomalies ou de questions que les cadres dominants peinent à reconnaître. Dans un monde de plus en plus complexe et polarisé, la neutralité épistémique pourrait offrir l’espace nécessaire pour les accueillir, les confronter et faire émerger de nouvelles compréhensions.

Yves Borgeaud

Et si la Suisse réinventait la neutralité?

PhilosophieArticleLibre

Et si la Suisse réinventait la neutralité?

La neutralité suisse a toujours évolué avec son époque. Face à un monde où les frontières entre les crises, les savoirs et les visions du monde deviennent de plus en plus poreuses, une nouvelle forme de neutralité pourrait émerger: non plus seulement politique, mais épistémique. Une manière de préserver des espaces de dialogue, de relier des connaissances et d'accueillir la complexité sans renoncer au jugement.

Yves Borgeaud