Un jeune «popiste» vaudois a longuement défendu le régime du président vénézuelien Maduro lors d’une récente émission de Forum. Reprenant fidèlement l’argumentation officielle de Caracas. Présentant l’élection d’une Constituante, ce dimanche 30 juillet, comme un acte hautement démocratique. Pourtant ceux qui défendent ce «coup d’Etat institutionnel», comme disent ses opposants, se font rares. En particulier chez les voisins du Venezuela.
Sommaire
Le discours des communistes européens, accrochés à la mythologie dite bolivarienne, ne trouve guère d’écho en Amérique latine. Même au Venezuela, nombreux sont ceux qui hier ont admiré Chavez – l’auteur de la constitution actuelle! – et qui ont lâché son successeur. En regard du chaos économique et social, de la dérive autoritaire évidente. Certes Maduro a été élu. Mais le Parlement l’a aussi été, avec une participation massive: il en est sorti une majorité à l’opposition. Or cette assemblée a été aussitôt mise sur la touche, ses grandes voix persécutées.
Une triste farce
Quant à l’élection de cette «assemblée constituante», elle a peu à voir avec la démocratie. Le découpage des circonscriptions a été est calculé en sorte que l’«officialisme» l’emporte. Et les entités socio-professionnelles, noyautées par le régime, ont aussi voté. Comme le prônait autrefois Mussolini qui prétendait diriger son pays avec la participation de ce qu’il appelait les corporations. Chaque électeur pouvait ainsi déposer deux bulletins dans l’urne. Le vote de dimanche a eu lieu sans contrôle international – même la presse était exclue des bureaux –, et sans candidats de l’opposition sur les listes.




Commentaires
Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.