Migros, ce géant qui décline


L’entreprise centenaire fait grand cas de la fusion de ses dix coopératives régionales pour la rendre plus efficace et plus rentable. On sait moins qu’elle est sur la défensive depuis plus de vingt ans. Depuis la spectaculaire progression de Coop et l’arrivée des discounters allemands, Lidl et Aldi. Où l’avenir mènera-t-il ce bateau gigantesque et familier ?
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Le fondateur, Gottlieb Duttweiler (1888-1962), était audacieux et courageux. Il avait un principe, tout faire pour le bien des consommateurs. Prix bas, marges réduites, défier les cartels et les intermédiaires. À l’heure de ses camions vendeurs envoyés au fond des campagnes et celle des premières grandes surfaces, il fut détesté et adulé.
Ses héritiers d’aujourd’hui sont loin de cette carrure. Plutôt des super-comptables sans vision. Quelques-uns viennent de quitter la maison avant terme. Mais au-delà de la restructuration des coopératives, aucune stratégie nouvelle ne se dessine. Pour l’instant, elle coupe plus qu’elle n’investit.
À preuve, son personnel a diminué de 7 % l’an passé, 7100 emplois en moins. La Migros a largué des pans entiers qui pourtant complétaient bien l’offre alimentaire, SportX, Micasa, Do it + Garden, Hotelplan, etc. Cela alors qu’elle développe massivement une activité qui lui est moins familière, la santé, les cabinets médicaux.




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