Comment le triazole a contaminé le Léman


Pendant des années, Syngenta a rejeté près de 60 tonnes de 1,2,4-triazole dans le Rhône, contaminant durablement l’eau potable de près d’un million de personnes. Alors que les autorités se veulent rassurantes sur les risques sanitaires immédiats, les conséquences à long terme restent incertaines. Entre contradictions administratives, lacunes réglementaires et secret industriel, nos recherches révèlent les difficultés à établir les responsabilités d’une pollution pourtant connue et surveillée depuis des années. Qui savait quoi, pourquoi personne n’a-t-il réagi plus tôt et qui paiera la facture ? Premier volet de notre enquête sur les façons dont Syngenta noie le poison.
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Syngenta noie le poison – 1/2
« Assez d’impunité ! Syngenta doit payer ! ». « Syngenta, les paysans n’ont pas besoin de toi ! » Répondant à l’appel de douze ONG à une journée d’action internationale « Stop pesticides », un cortège rassemblant plus de 300 personnes a suivi le tracteur décoré de Martine Gerber, députée verte au Grand conseil vaudois et paysanne bio.
Il y avait des activistes, des citoyens inquiets ou malades, des soignants, des voisins et quelques responsables politiques Verts. Chansons, slogans et fanfare bariolée ont rythmé l’après-midi du 3 octobre 2026 à Monthey (Valais). L’ambiance bon-enfant et déterminée n’a pas manqué d’attiser la curiosité de deux jeunes filles du coin qui ne connaissaient ni Syngenta, ni la définition de « pesticides ». Elles ont rejoint la troupe, écouté les discours et reçu ainsi leur première initiation écotoxicologique.




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