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Le procès Manouchian et l’Affiche rouge

Par André Larané · Publié le 23 février 2024 · 12 min de lecture

Le procès Manouchian et l’Affiche rouge
Le groupe Manouchian en février 1944. Missak Manouchian est le troisième à partir de la gauche du cliché. Photographie réalisée pour la propagande du régime nazi.

Le 21 février 1944, les murs de Paris se couvrent de grandes affiches rouges. Placardées à 15'000 exemplaires, elles exposent à la vindicte des Français dix hommes auxquels il est reproché plusieurs dizaines d'attentats sous couvert de libération. Cette «armée du crime» compte sept juifs dont quatre nés en Pologne et trois en Hongrie, un natif d'Espagne, un autre d'Italie, le dernier enfin d'Arménie.

Sommaire

Article publié sur Herodote.net le 21 février 2024


Le même jour, ces résistants ainsi que douze autres compagnons d’infortune ont été fusillés au mont Valérien. Leur chef militaire, Joseph Epstein, dit colonel Gilles, juif de Pologne, le sera un peu plus tard, le 11 avril 1944.

La seule femme du groupe,  Olga Bancic (32 ans), juive de Bessarabie, sera guillotinée à Stuttgart le 10 mai 1944. Tous, Français ou étrangers, sont communistes et appartiennent aux Francs-tireurs et partisans de la Main-d’Œuvre immigrée (FTP-MOI).

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