Venezuela

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Bienvenue à Caracas, capitale de la supercherie

GéopolitiqueArticle

Bienvenue à Caracas, capitale de la supercherie

Reportage exceptionnel au Venezuela où 20 ans après l’émergence d’un nouveau rêve socialiste, la population vit dans un gigantesque camp de concentration à ciel ouvert. La révolution bolivarienne a été une tromperie pour tous ceux qui espéraient une vie meilleure, disent aujourd'hui ceux-là mêmes qui l’avaient soutenue. L'argent ici ne vaut rien, à tel point qu'il ne circule même plus. Dans certains quartiers, les enfants ne vont plus à l'école, ils n'ont pas la force d'y aller avec l'estomac vide et sans vêtements. Affamer la population et la mettre à genoux ferait partie de la politique de persécution de Nicolas Maduro. Le président tout juste réélu compterait sur «la démoralisation psychologique du peuple». Premier volet: la faim à Caracas.

Doménica Canchano Warthon

Venezuela: l’exode

ÉconomieArticle

Venezuela: l’exode

Des centaines de milliers de personnes ont quitté le Venezuela ces derniers mois. Par air, par terre, par mer. Le marasme économique, les affrontements de rues, la criminalité, l’absence de perspective désespèrent la population. L’exode est spectaculaire vers la Colombie. Chaque jour, dans la ville frontière de Cucuta, les autorités comptent environ 25 000 personnes qui passent le pont Simon Bolivar et les six autres points de passage. Plus d’un demi-million rien que dans la semaine qui a précédé et celle qui a suivi l’élection de la «Constituante». Beaucoup le font seulement pour acheter les denrées introuvables dans le pays de Maduro et retournent chez eux. Mais nombreux sont ceux qui ne rentrent pas. On ne sait combien.

Jacques Pilet

Contre le régime, les urnes sauvages ont parlé (actualisé)

GéopolitiqueArticle

Contre le régime, les urnes sauvages ont parlé (actualisé)

C’est du jamais vu. Les opposants au régime de Nicolas Maduro, héritier de Chavez, ont organisé ce dimanche 16 juillet un référendum symbolique. Pour réclamer la destitution du président, pour dire non à l’élection, prévue dans deux semaines, d’une assemblée constituante qui permettrait au président de se maintenir au pouvoir après son actuel mandat. Succès: 7,18 millions de citoyens et citoyennes ont voté. Le gouvernement n’est pas parvenu à empêcher la consultation.

Jacques Pilet