Polémique

Et si la poésie n’avait que fiche des printemps et des présidents?

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Et si la poésie n’avait que fiche des printemps et des présidents?

Le Printemps des poètes! Quelle plus belle enseigne pour illustrer la vitalité de la poésie et la fraternité de celles et ceux qui l’aiment? Or à la veille de sa prochaine édition (du 9 au 25 mars 2024), une polémique absurde, mais révélatrice de quel malentendu, agite ces jours le marigot politico-littéraire parisien qui voit en l’écrivain Sylvain Tesson, appelé à présider la manifestation, un personnage idéologiquement suspect, «icône réactionnaire» dont le portrait partial qu’on en fait prouve qu’on n'en a rien lu. Au lieu d’un débat légitime sur les rapports de la poésie avec la société, ou sur l’engagement politique des poètes: une mêlée de basse jactance sectaire relayée par les médias et les réseaux sociaux érigés en nouvelle instance de censure.

Jean-Louis Kuffer 2 février 2024 9 min de lecture

Secousses jusqu’au sommet du web

Sciences et technologiesLu ailleursLibre

Secousses jusqu’au sommet du web

L’organisation Web Summit invite chaque année les géants du net, de Google à Amazon, en passant par Booking, Altice et bien d’autres, pour un large colloque. Il se tiendra dès le 13 novembre à Lisbonne. Le fondateur de cette grande messe de la tech, créée en 1989 à Dublin, est l’Irlandais Paddy Cosgrave, un personnage dynamique et remuant. Le journal «Les Echos» rapporte la polémique qu’il a déclenchée.

Antoine Thibaut

«Orléans»: critique d’un admirateur assumé

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«Orléans»: critique d’un admirateur assumé

Des polémiques à rallonge ont entouré la sortie du nouveau roman de l’écrivain français Yann Moix. Mais «Orléans» est un ouvrage qui mérite d’être traité sur le plan purement littéraire. Celui-ci s’impose comme œuvre à part entière, jouant, comme l’autorise son statut de roman, avec les indices du réel et les licences de la fiction. Pour autant, Moix le narrateur n’aurait sans doute pas dû se réclamer de son «moi» réel. Critique d’un admirateur assumé de l’artiste.

Jonas Follonier

Agressée, une prof est renvoyée puis interdite d’enseigner

CultureArticle

Agressée, une prof est renvoyée puis interdite d’enseigner

Violemment prise à partie par des élèves d’un cycle lors d’un remplacement, une enseignante se voit renvoyée de l’établissement et révoquée du Département de l'Instruction Publique au sein duquel elle exerçait. Ses torts: «son émotivité» suite au choc subi lors de l’agression et son statut d’artiste queer et de militante LGBTQI+, une activité jugée trop visible sur les réseaux sociaux et qui contreviendrait aux «responsabilités d’éducation et d’instruction» auxquelles est soumis le corps enseignant.

Bon pour la tête

Auto-purge chez les «progressistes»

GéopolitiqueArticle

Auto-purge chez les «progressistes»

En France, une trentaine de journalistes appartenant à des sites et journaux au-dessus de tout soupçon sexiste, ont lourdement fauté en harcelant pendant plusieurs années des femmes – et des hommes – sur les réseaux sociaux. Au-delà du sexisme, c’est le politiquement correct qui vole en éclats, avant peut-être de se durcir encore plus.

Antoine Menusier

Famille Benetton, l’effondrement d’image

ÉconomieArticle

Famille Benetton, l’effondrement d’image

La famille Benetton, principale actionnaire d’Autostrade d’Italia, a-t-elle usé de son poids publicitaire pour s’assurer un maximum de discrétion médiatique autour de ses responsabilités dans l’effondrement du viaduc de Gênes? C’est ce que suggère Alberto Contri, expert en communication, dans le «HuffingtonPost» italien. Il s’y livre à une cruelle analyse de l’effondrement de l’image des Benetton.

Anna Lietti

Vaste farce à Genève: des millions pour une passerelle fantôme

ÉconomieArticle

Vaste farce à Genève: des millions pour une passerelle fantôme

C’est l’histoire d’une passerelle pour piétons et cyclistes qui a déjà coûté près de 11 millions aux contribuables genevois et ne sert toujours à rien. Un ouvrage en bois, reliant le stade de Genève au Bachet-de-Pesay, construit dans la précipitation malgré la controverse, pour l’Euro 2008. Mais qui n’a pas pu être utilisé pendant le championnat d’Europe, pour des motifs alambiqués de «sécurité». Un pont, coupé en son extrémité nord depuis 2011, qui n’a plus été entretenu depuis. Une vaste farce dont Genève n’a pas fini d’entendre parler, puisque sa réouverture prévue à la fin 2019 pour l'inauguration du futur RER genevois, Léman Express, nécessitera encore l’injection de quelques deniers publics.

Isabel Jan-Hess