
«Trump et la Russie, une vieille histoire»
Tel est le titre, dans «Le Point», d’un article piquant, basé sur des faits indéniables. Les affinités russes du président des USA sont en effet anciennes.
Jacques Pilet 14 mars 2025 2 min de lecture

Tel est le titre, dans «Le Point», d’un article piquant, basé sur des faits indéniables. Les affinités russes du président des USA sont en effet anciennes.
Jacques Pilet 14 mars 2025 2 min de lecture

Les récentes déclarations de la cheffe de la police fédérale (Fed Pol) ont pointé vers la nécessité de prendre plus au sérieux l’activité des organisations mafieuses sur notre territoire. Nous en parlons avec Francesco Lepori, journaliste à la Radiotelevisione Svizzera di lingua italiana (RSI) qui depuis une dizaine d’années mène des recherches sur la criminalité organisée en Suisse.

La cheffe de la police fédérale (Fedpol), Nicoletta della Valle, n’a pas la langue dans sa poche. Elle vient de donner une interview à la «NZZ» qui mérite l’attention. Selon elle, les organisations criminelles internationales sont bien implantées chez nous et les moyens pour les traquer sont insuffisants.

Après Joël Dicker, Quentin Mouron et quelques autres, Joseph Incardona, dans son étonnant dernier roman, «La soustraction des possibles», prouve que l’on peut jouer avec les codes et stéréotypes du roman noir ou du thriller d’investigation sociale sans se détourner d’un certain héritage culturel ou littéraire romands, au point de nous faire croire qu’une mafieuse corse puisse s’enticher follement des romans de Ramuz, entre autres intuitions prometteuses…

Le crime organisé survole la crise comme un vol de vautours et renforce son contrôle sur le système économique et social. Les clans mafieux cherchent à construire une large base sociale en prêtant de l'argent aux entrepreneurs, en apportant de la nourriture aux foyers les plus vulnérables. Ils ont ouvert des marchés alimentaires illégaux, ils s'insinuent dans les territoires malgré les obligations de distanciation sociale. Et chacun sait qu'il devra rendre ce qui lui a été octroyé en collaborant à l'avenir avec les mafieux qui l'ont aidé.

La ’Ndrangheta est devenue l'une des organisations mafieuses les plus riches et les plus puissantes de la planète. Elle est née en Calabre et est aujourd'hui présente dans 32 pays sur 4 continents. C’est le principal courtier sur le marché mondial des drogues. La Suisse lui est utile pour le transfert de capitaux illicites. Cette donnée, authentifiée par la Direction des enquêtes antimafia (Dia) italienne, a été publiée dans un rapport relatif aux 6 premiers mois de l'année dernière sur le crime organisé. Le site d’info tessinois Il Caffè résume les points importants de ce document.

La n’drangheta s’étend en Europe, l’assassinat de Jan Kuciak l’a montré. La Suisse n’est pas épargnée. Mais nos pays vivent dans le déni et ne se donnent pas les outils juridiques adéquats pour la combattre, dénonce le procureur calabrais Nicola Gratteri. Explications de deux experts suisses en ce 21 mars, «journée de la mémoire et de l’engagement» anti-mafia.

Le meurtre du journaliste d'investigation Jan Kuciak et de sa fiancée, tous deux âgés de 27 ans, est un revers dangereux pour la fragile démocratie slovaque. L'affaire a mis en lumière le lien entre la mafia et les plus hauts responsables politiques slovaques. Cette enquête inachevée pourrait servir aux populistes et aux mouvements extrémistes.