Israël

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Israël interdit six ONG d’aide aux Palestiniens

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Israël interdit six ONG d’aide aux Palestiniens

L’information n’a pas fait grand bruit. Le gouvernement israélien veut faire taire les organisations vouées au soutien de la population palestinienne, dans le pays et en Cisjordanie occupée. Six d’entre elles ont été interdites le 19 octobre, qualifiées de «terroristes». Certaines ont pourtant bénéficié de l’aide financière de la Suisse. Elles étaient depuis longtemps victimes du harcèlement des autorités: perquisitions, interpellations d’employés, écoutes des communications.

Jacques Pilet

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Paix au Moyen-Orient? Pas sûr!

L’histoire retiendra, en 2020, l’accord entre Israël et plusieurs pays arabes, encore impensable il y a quelques années. Les Européens, Suisses compris, l’ont salué sans excès d’enthousiasme. A la différence de Trump qui a annoncé au clairon «une ère nouvelle de paix». Distraits par l’obsession covidienne, nous n’avons guère mesuré les conséquences de ce tournant, amorcé depuis un certain temps déjà.

Jacques Pilet

Le choix manipulateur des mots

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Le choix manipulateur des mots

Rien de plus efficace, pour manipuler l’opinion publique, que le choix du vocabulaire. MM. Trump et Netanyahu ont présenté un «plan de paix» pour régler le conflit israélo-palestinien. Alors qu’il s’agit d’un plan unilatéral d’annexion de 30% de la Cisjordanie, prévoyant un Etat palestinien croupion, sans armée, sans contrôle de sa frontière, morcelé entre les colonies juives, entre les murs et les routes barricadées. De fait sous tutelle israélienne. Une sorte de «bantoustan» comme on disait au temps de l’apartheid sud-africain. Il y a bien d’autres situations, aujourd’hui, où les mots mentent, orientent abusivement.

Jacques Pilet

Israël est un coupable idéal

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Israël est un coupable idéal

Les Palestiniens sont victimes d’une injustice inacceptable. Soit. Depuis soixante ans, sans relâche, les médias du monde entier se focalisent sur ce conflit. On se dit tout de même que la rentabilité injustice/information est très faible, si l’on ne considère que le rapport entre le nombre de morts et la quantité de papiers et d’images déversés sur le monde en général, et les masses arabes en particulier. Même rentabilité faible si l’on prend en compte la quantité de personnes concernées, importante certes, mais moins qu’en d’autres lieux de la planète.

Bon pour la tête

Un pasteur sulfureux à Jérusalem

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Un pasteur sulfureux à Jérusalem

La terrible journée du 14 mai a été marquée par la tuerie des manifestants de Gaza et par l’ouverture de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem. Dans le flot des informations, un détail a été peu relevé: un invité de Donald Trump, très proche de lui, le pasteur Robert Jeffress, a béni la cérémonie dans une longue prière prononcée les yeux fermés. Un personnage sulfureux.

Bon pour la tête

«Joyeux anniversaire, Etat d’Israël!»*

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«Joyeux anniversaire, Etat d’Israël!»*

Israël fête ses 70 ans d’existence. Plus fort que jamais, économiquement, militairement. Plus à droite aussi que jamais. La perspective d’un accord de paix plus éloignée que jamais. L’implantation de colonies à Jérusalem-est et en Cisjordanie se poursuit. Les tensions meurtrières se poursuivent à la frontière de Gaza. Comment lire la trajectoire de ce pays avec recul, au-delà des émotions du moment ? Nous publions ici un texte écrit il y a dix ans – qui garde toute son actualité – par Albert de Pury, théologien (il a enseigné l’Ancien Testament à l’Université de Genève). Grand connaisseur de la région, il a séjourné à Jérusalem et à Damas, il connaît l’hébreu et l’arabe. Il suit l’évolution du Moyen-Orient depuis plus d’un demi-siècle avec empathie et profondeur.

Bon pour la tête

Jérusalem au regard de l’histoire, loin des slogans

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Jérusalem au regard de l’histoire, loin des slogans

Jérusalem, capitale d’Israël! La déclaration de Trump a suscité les applaudissements de l’opinion israélienne – qui n’en attend pas grand-chose – et des indignations – plus ou moins convaincues – dans le monde musulman. De part et d’autre, on brandit des arguments historiques. Comme si le passé aidait à résoudre les crises politiques du présent. Si, en Europe, on fixait les frontières en se référant aux siècles et millénaires passés, ce serait un beau capharnaüm… Mot bien ou mal choisi puisqu’il est le nom d’un village, sur le lac de Tibériade, où se mêlent les vestiges de synagogues et d’églises anciennes.

Jacques Pilet