Interview

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Tu seras un homme, mon fils!

PhilosophieArticleLibre

Tu seras un homme, mon fils!

Essayiste et professeure de philosophie, Olivia Gazalé soutient l’idée que la domination masculine découle d’une construction sociale de la virilité qui comporte aussi des injonctions très contraignantes pour les hommes. Ces injonctions font peser une énorme pression sur leurs épaules et créent une catégorie de sous-hommes rassemblant notamment les homosexuels, les efféminés et tous les hommes appartenant à des cultures jugées inférieures. Le fascisme est la forme la plus extrême de ce système de valeurs. Dans son ouvrage paru en 2017 chez Robert Laffont sous le titre «Le mythe de la virilité, Un piège pour les deux sexes», Olivia Gazalé remonte jusqu’à l’aube de l’humanité pour questionner les rapports de domination ou de vénération entre les deux sexes à travers une approche pluridisciplinaire qui, seule, permet de bien traiter un sujet.

Sabine Dormond

Maryssa Rachel: la fureur de vivre et la passion noire des mots

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Maryssa Rachel: la fureur de vivre et la passion noire des mots

Elle a débarqué à Genève, avec son amie Sab-Rina, un certain 14 juin 2019. Sans savoir ce qui se passait ce jour-là en Suisse. L’apprenant, elle applaudit: «En France, il n’y a pas d’égalité salariale non plus et on en parle peu!» Mais alors de quoi parlent-elles, les féministes françaises? Comment cette écrivaine – elle sort son troisième roman – prend-elle pied dans l’effervescence actuelle? Il faut dire que sa destinée personnelle n’est pas banale.

Jacques Pilet

La Gale: «Le hip-hop n’est pas plus touché par la domination masculine… »

CultureArticleLibre

La Gale: «Le hip-hop n’est pas plus touché par la domination masculine… »

La Lausannoise Karine Guignard promène son rap sur les scènes de Suisse et à l’international depuis son premier album en 2012 sobrement intitulé «La Gale». Son flow mitraillette et rocailleux, ses mots francs et massifs, entrainent des questionnements voire, pour les plus sensibles, une prise de conscience accélérée des fléaux de la société. Evidemment, c’est une des artistes suisses les plus ouvertement critiques face au patriarcat bien ancré.

David Glaser

Yvette Jaggi: «Cette grève permet de prendre la mesure de ce qui reste à faire»

GéopolitiqueArticleLibre

Yvette Jaggi: «Cette grève permet de prendre la mesure de ce qui reste à faire»

La grève de 1991 avait pour but l’égalité des droits, un objectif politique qui n’a cessé de s’étendre et qui a laissé la place, au fil des années qui ont suivi l’évolution de cette loi entrée en vigueur en 1996, à d’autres requêtes plus sociales. Interviewée pour cette grande occasion, Yvette Jaggi, 1ère syndique de Lausanne (1990), met en parallèle ces deux événements dont les multiples revendications se sont déployées.

Bon pour la tête

Silke Grabherr: «Dans ma profession, l’homme est une espèce rare!»

Sciences et technologiesArticleLibre

Silke Grabherr: «Dans ma profession, l’homme est une espèce rare!»

A 39 ans, Silke Grabherr est déjà une sommité dans le monde scientifique. Formée en tant que médecin légiste, elle a été désignée directrice du Centre universitaire romand de médecine légale (CURML) en 2016 et enseigne également sa spécialisation aux Universités de Genève et de Lausanne. Lauréate du prix du rayonnement académique 2019, cette férue de travail d'origine autrichienne a atteint une reconnaissance internationale en mettant au point la technique de l’angiographie post-mortem.

Amèle Debey

Yumie: «Je suis une putain privilégiée»

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Yumie: «Je suis une putain privilégiée»

La Française Yumie V est une travailleuse du sexe depuis 6 ans. En Suisse, elle exerce le métier de prostituée en tant qu’indépendante. Elle a pour mission de donner du sens à ses activités, en les conceptualisant. Yumie est aussi militante avec un regard critique sur le sort de ses consœurs françaises dont l’activité est rendue difficile, une loi sur la pénalisation des clients étant passée par là.

David Glaser

Anne-Flore Marxer: «La neutralité profite à l’oppression»

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Anne-Flore Marxer: «La neutralité profite à l’oppression»

Championne du monde de snowboard freestyle en 2011, Anne-Flore Marxer a appris à lier ses exploits sportifs avec ses revendications sociales depuis ses débuts. Ulcérée par la différence de traitement et de reconnaissance entre les hommes et les femmes, la Vaudoise a troqué sa casquette de rideuse contre celle de réalisatrice le temps d’un film, «A land shaped by women», qui nous emmène à la découverte du pays le plus égalitaire du monde. Entretien.

Amèle Debey