Chronique

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Faut-il crucifier Amélie Nothomb?

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Faut-il crucifier Amélie Nothomb?

Sous ses airs de fée-sorcière belge à la Harry Potter gérant son image à chapeaux dingues et malice de sale gamine, la fine mouche, nièce du savant «bibliste» Paul Nothomb, a poussé le bouchon jusqu’à parler au nom du rabbi Iéshouah, le Jésus de nos catéchismes et superstar de cinéma.

JL K

Du côté de chez Jean

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Du côté de chez Jean

Reconnaissons-le, il nous manque. Je veux parler de Jean d’Ormesson, disparu il y a bientôt deux ans. Bien sûr il y a les romans, Au plaisir de Dieu, Le Vent du soir, La Douane de mer. Et tant d’autres, aimés, relus. Mais d’Ormesson était plus qu’un auteur. Il incarnait une certaine France de toujours, celle que l’on aime. Esprit brillant, solaire, il se rangeait du côté des écrivains du bonheur, sans pour autant nier le tragique de l’existence. Une fête en larmes est le titre de ses livres qui certainement le dépeint le mieux. Et ce n’est pas Jean-Marie Rouart qui me contredira. Lui qui a publié il y a quelques mois, il fallait bien ça, un Dictionnaire amoureux de Jean d’Ormesson.

Le dernier aventurier

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Le dernier aventurier

Conseiller de l’usurpateur Basam Damdu, chef de réseaux criminels, ennemi juré des services secrets de Sa Majesté, pilleur de tombes pharaoniques, et j’en passe. A quoi on ajoutera: d’une élégance rare, habillé chez les meilleurs faiseurs, un porte-cigarette aux lèvres sous une fine moustache. A ces quelques traits, on aura bien sûr reconnu le plus fameux des aventuriers de la BD, véritable génie du mal. Je veux parler du colonel Olrik, dont une biographie – enfin! – est parue il y a quelques jours. Elle est due rien moins qu’à un ancien ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine.

La proportionnelle est-elle un tue-l’amour?

GéopolitiqueArticle

La proportionnelle est-elle un tue-l’amour?

Introduit en 1919, le vote au système proportionnel assure à toutes les forces vives de la politique suisse de se faire entendre sous la Coupole fédérale. Du coup, en période électorale, les partis calculent comment obtenir un maximum de sièges plus qu’ils ne séduisent par leurs idées. Sur le long terme, cela explique la platitude des débats pendant la campagne. Une chronique historique un brin critique.

Chantal Tauxe

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Portrait d’un Vaudois

Il y a dix ans, le 9 octobre 2009, disparaissait Jacques Chessex. J’étais en Inde lorsque la nouvelle me parvint. Et c’est par le truchement du net, d’hôtel en hôtel, que je suivis les hommages rendus à l’écrivain. Je connaissais bien Jacques. Un temps, je fis partie de son jury, celui du Prix Rod. A plusieurs reprises, il m’accueillit chez lui, à Ropraz, à l’occasion d’interviews. Mais surtout, entre nous, il existait un lien plus intime: ma mère avait été son institutrice à Payerne, en 1942, au moment de l’assassinat d’Arthur Bloch. Et son directeur était Pierre Chessex, père du futur romancier.

A la spectatrice inconnue

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A la spectatrice inconnue

La culture mesure-t-elle ce qu'elle doit à la femme de plus de 50 ans? Hommage à cette indéfectible dévoreuse de beauté sans qui bien des théâtres et des musées mettraient la clé sous la porte. Cette chronique d'Anna Lietti paraît tous les mois dans «24Heures». Excepté le dessin de Pascal Parrone, en exclusivité pour Bon pour la tête.

Anna Lietti

Puisse le meilleur de Jacques Chessex échapper à ses embaumeurs

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Puisse le meilleur de Jacques Chessex échapper à ses embaumeurs

Dix ans après la mort – le 9 octobre 2009, foudroyé par une crise cardiaque –, de l’écrivain, qui fut parfois un impossible personnage, un dossier de «24Heures» en partie téléguidé par Daniel Maggetti, directeur du Centre de recherches sur les lettres romandes, nous explique, notamment,  comment le «revisiter». Avec certaine hauteur suffisante, une obsession bourdieusarde des «stratégies» sociales et littéraires de l’écrivain, et un aperçu de son œuvre pour le moins réducteur…

JL K