
Quand VW exploitait des esclaves dans l’Amazonie défrichée. Un Suisse était dans le coup
Plusieurs médias germanophones (dont la «NZZ» et le «TAZ» et la TV Die Erste) rapportent le procès qui va s’ouvrir au Brésil. Dans les années 70, le groupe automobile qui était très puissant et s’entendait fort bien avec la junte au pouvoir, a décidé de vendre plus que des voitures: de la viande à exporter. Autre motivation: en investissant dans de tels projets, les impôts étaient fortement allégés. Les Allemands achetèrent donc une surface de 140’000 hectares de forêt tropicale en Amazonie, défrichée, provoquant d’immenses incendies qui semèrent l’alarme. En vain. Une immense exploitation bovine s’y étendit, sous la direction d’un Suisse, Friedrich Brügger (84 ans), paysan des Grisons, baroudeur, revenu aujourd’hui dans la ferme de son village d’enfance. Les accusations établies par une longue enquête brésilienne sont accablantes.
Jacques Pilet 10 juin 2022 2 min de lecture
