Le plus grand programme de relance économique du monde


Sur Truthout.org, le journaliste, historien et documentariste américain JP Sottile, repris par le site d’information alémanique Infosperber, estime que le lobby militaro-industriel américain crée trop de postes de travail qui pourraient être autrement plus utiles à l’économie civile. A son avis, l’économie américaine est piégée. Et le piège se nomme Département de la défense.
Sommaire
Chaque année, l’Etat américain injecte des milliards de crédits dans l’économie, constituant ainsi le plus grand programme de subventionnement de la planète. Les dépenses militaires américaines dépassent allègrement les chinoises (censées défendre 1,4 milliard d’habitants). En fait, le complexe militaro-industriel étasunien est le plus grand employeur du pays, le seul Département de la défense comptant 2’867’000 collaborateurs sur ses listes de paie. Sans parler de 2 millions de retraités et leurs familles. Et immensément plus de sous-traitants.
Tweet jubilatoire
Le Département de la défense attribue des contrats de plusieurs milliards à un petit nombre de fournisseurs privilégiés. A eux seuls, les cinq plus importants ont obtenu en 2016 des adjudications pour plus de 109 milliards de dollars, grâce au travail d’influents lobbyistes et de hauts fonctionnaires de la Défense qui se retrouvent parfois, par rotation, à la tête de ces mêmes entreprises.
Le 14 juin 2017, Donald Trump annonçait la vente pour un montant de 12 milliards au petit émirat du Qatar de 32 avions de combat Fr-15QA. Dans un instant de jubilation, l’ambassadeur qatarien à Washington twittait: «En achetant ces avions de combat, le Qatar crée 60’000 postes de travail dans plus de 42 états américains.» En moins de 140 signes, il décrivait une économie en perte de rentabilité qui se ressource par toujours plus de ventes d’armes et toujours plus d’interventions militaires. Ces dernières déstabilisent de nouvelles régions, ce qui entraîne de nouvelles ventes d’armes à l’intérieur comme à l’extérieur.




Commentaires
Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.