Les émeutes fracassantes qui ont accompagné les manifestations en France et en Italie renforcent les partis à droite de l’échiquier. Dans des tons différents, les discours de Marine Le Pen, Giorgia Meloni et Alice Weidel à cette occasion en disent long sur ces courants en progression dans plusieurs pays d’Europe.

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Le pouvoir français est désemparé. Comme l’a dit le Premier ministre, « le 17 octobre on a merdé ». Macron brasse de l’air et multiplie les conciliabules. Les sénateurs planchent sur une trentaine de pistes… Et Marine Le Pen se réjouit car sa cote de favorite à la présidentielle 2027 monte encore.

Un de ses récents discours était fumeux, plein d’erreurs au sujet de l’économie, ses appels à l’ordre et à la sévérité n’étonnent guère, mais elle s’en moque. Elle incarne malgré tout l’espoir d’un changement pour beaucoup.

Meloni, la fermeté en actes

Giorgia Meloni en revanche a impressionné les Italiens avec son intervention à la télévision. Sûre d’elle, calme et claire, au lendemain même des troubles dans le pays, elle a annoncé des mesures concrètes et immédiates. Elle a réaffirmé le droit à manifester les mécontentements, elle a dit les accueillir dans le respect et l’écoute. Mais sur un ton très ferme : « Manifester est un droit. Mettre nos villes à feu et à sang ne l’est pas. »

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