En France, près de 6000 mineurs placés en garde à vue, des violences policières dénoncées

La rédaction · 16 octobre 2026 à 12:10 · il y a 7 heures · 2 min de lecture

Depuis le début du mouvement lycéen en septembre, les interpellations se comptent par milliers et plusieurs adolescents ont été grièvement blessés lors d'interventions policières. Des familles, des avocats et des organisations de défense des droits humains dénoncent une répression disproportionnée, digne des régimes totalitaires.

Selon le ministère français de la Justice, 6’877 personnes ont été placées en garde à vue dans le cadre des mobilisations lycéennes au 8 octobre, dont 5’890 mineurs. Parmi ces derniers, 1 923 font l’objet de poursuites judiciaires et six ont été placés en détention provisoire. Le seul 1er octobre, 1 949 personnes avaient été interpellées, davantage que lors de la journée record des Gilets jaunes du 8 décembre 2018.

Image d’illustration prétexte, montrant une manifestation de 2014.

Les interventions policières ont également provoqué de vives controverses. Le 5 octobre, à Lens, un lycéen de 15 ans a eu la main arrachée par l’explosion d’une grenade. Un autre adolescent de 14 ans a subi de graves blessures au visage après avoir été atteint par un projectile policier. Au 10 octobre, 24 affaires étaient examinées par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), et au moins quatre mineurs avaient subi des blessures irréversibles en moins de deux semaines.

Les autorités recensent par ailleurs plusieurs centaines de blessés parmi les élèves et les forces de l’ordre, sans que toutes ces blessures puissent être attribuées à des interventions policières. Le gouvernement met en avant les violences commises contre les policiers et les dégradations, tandis que des avocats et des associations de défense des droits humains contestent la proportionnalité de certaines interventions et le recours massif aux gardes à vue.

Source: FranceInfo

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