L’étrange lien entre Oswald et une école suisse prouve-t-il que l’assassin présumé de Kennedy était un agent de renseignement?


De nouveaux éléments de preuve, issus notamment d’archives fédérales et américaines récemment déclassifiées, permettent de répondre par l’affirmative. Ce sont en tout cas les conclusions du chercheur Alain Hirt, qui vient de publier une enquête historique approfondie sur le sujet.
Sommaire
Au printemps 1959, alors qu’il prépare sa défection vers l’URSS, un jeune marine américain de 19 ans remplit un dossier d’inscription pour l’Albert Schweitzer College, à Churwalden, dans les Grisons. Il y est attendu pour la mi-avril 1960. Il s’appelle Lee Harvey Oswald. Quatre ans plus tard, il sera arrêté à Dallas pour le meurtre du président Kennedy.
Cet épisode helvétique, apparemment mineur dans le parcours de l’assassin présumé de Kennedy, pourrait bien être la clé permettant de relier ses activités aux services secrets américains. Et donc d’accréditer la thèse qu’il était un bouc émissaire lors de l’assassinat.
Un collège lié aux milieux du renseignement
Car l’Albert Schweitzer College n’est pas un lieu d’étude ordinaire. Fondé en 1953 dans un petit village des Grisons, l’établissement occupe l’annexe de l’ancien hôtel-sanatorium Krone, à Churwalden. Il ne délivre aucun diplôme et n’est pas reconnu par les autorités cantonales. L’enquête montre, au-delà de tout doute raisonnable, que le collège servait de paravent à des opérations américaines de renseignement et d’espionnage pendant la guerre froide, en coopération avec les services helvétiques.




Commentaires
Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.