La forteresse érigée par les Portugais à la fin du 15e siècle sur la côte ghanéenne est devenue un musée de l'esclavage en 1996. Nous pensions tout savoir, ou presque, sur ce «commerce». Le journaliste et photographe américain Howard W. French élargit notre regard.
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Pour toutes les photos: © Jean-Claude Péclet
«Si on la regarde depuis la butte qui la surplombe, Elmina est le cliché de la ville africaine endormie. Les bicoques façon bidonville où vit la majorité de ses trente mille habitants se massent au pied de cette éminence et s’étendent jusqu’à la mer. Le long du chemin de mauvais bitume qui mène au sommet, l’air frais de la nuit est bientôt remplacé par la chaleur matinale; les mères lavent leurs enfants dans des bassines en plastique de mauvaise qualité qui sont les substituts actuels et bon marché des neptunes en cuivre que les habitants achetaient autrefois aux Portugais. Au sommet de la butte, des oiseaux noirs tournoient dans le ciel au-dessus d’un rempart qui a plus de 350 ans. Quoique abandonné, il est resté d’une blancheur étincelante.»
J’emprunte cette description d’Elmina, située à quelque 100 kilomètres d’Accra sur la côte ghanéenne, à Howard W. French, dont le livre Noires origines m’amène à publier ces images faites en mai 2009 lors d’un reportage au long cours sur les routes du cacao.






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